Journal de course : Grande Canarie 2001
Société de Jeunesse de Grandcour, la Jonquille
Avant-propos :
C’est avec grand plaisir que je me remémore les péripéties survenues durant cette course de jeunesse aux Canaries. C’est également avec un certain plaisir que j’ai rédigé ce « journal de course », rapportant les événements de la course jour après jour.
Je tiens toutefois à apporter une précision importante quant au contenu : Il s’agit ici de ce que j’ai vécu personnellement. A part quelques rares exceptions, je ne rapporte que ce que j’ai vu, et je ne suis pas en mesure de décrire les autres anecdotes auxquelles je n’ai pas pris part. Il est important que le lecteur lise ces quelques pages de « description/information/narration » dans cette optique !
Pour compléter ces importantes lacunes, et parler d’une petite partie de ce que je n’ai pas su, Laetitia m’a grandement aidé en écrivant une annexe. Chacun devrait y trouver son compte !
Merci également de pardonner mes erreurs de syntaxe (qui sont pour la plupart volontaires…). Sachez enfin que j’ai renoncé à établir un glossaire, car je n’aime pas les listes non exhaustives (également par faitnéantisme). Et puis, si vous ne comprenez pas tout, je me tiens toujours à disposition pour une explication de vive voix…
P.S. : si le post-scriptum est placé dans un avant propos, cela devient un
pré-scriptum, mais ça s’écrit toujours P.S.
Dimanche 14 octobre :
Rendez-vous à 8h00 sur la place du village pour le départ en car « jean-louis voyages » en direction de l’aéroport de Zürich. Les 25 participants sont à l’heure et personne n’a oublié ses papiers d’identité : on ose à peine y croire ! Bien que nous ayons une conductrice (suisse-allemande), nous arriverons à bon (aéro)port.
Baptême de l’air pour Pascal, un peu anxieux, mais vol sans histoire et arrivée à 15h30 (heure locale) en Grande Canarie. Découverte des appartements et premiers contacts avec « Pitbull », le gardien du bâtiment. Découverte également du supermarché (supermercado) et achat des premiers cartons d’Ice Smirnoff et d’Heineken. Première baignade dans la piscine. Pour étancher la soif de Patrick, Charles, posté au 3ème étage de l’immeuble, lance une cannette d’Heineken fraîchement achetée dans l’eau, précisément à deux centimètres de Mélanie et Nisha. Malheureusement, Pitbull est très vite intervenu et Patrick a du finir sa bière hors de l’eau.
Le soir, destination la Kasbah et retrouvailles du Turbo pour les connaisseurs (les plus anciens…). Apprivoisement du Relax qui, avec sa musique Hard Rock, allait vite devenir notre lieu de prédilection des soirées canariennes. Plus tard dans la soirée, Pascal a fait une folle chevauchée sur un cheval mécanique (l’animal s’est un eu emballé, photo à l’appuis). Première illustration de « Paco » qui n’allait évidemment pas rester sans lendemain. Pour terminer, certains membres ont eu l’heureuse idée d’aller se « faire faire » un tatouage sensé rester deux semaines sur la peau. L’histoire nous apprendra qu’ils ne restent en fait pas si longtemps.
Lundi 15 octobre :
Au réveil, premier incident, les tatoués constatent que leurs tatoos (prononcez tatous) ont déteint sur les draps. Le matin, information officiel de M. Travel et Hotelplan avec une charmante hôtesse staviacoise pour les quelques motivés qui ont fait le déplacement sur les 25 qui s’étaient inscrits la veille. A midi, premier resto et pour beaucoup, premier filet de bœuf d’une longue série. L’après-midi, découverte de la plage et baignade dans l’océan. Deuxième incident pour Valérie et Véronique qui étaient allées s’allonger sur les dunes. A l’hôtel, troisième et dernier incident pour Débora qui s’est faite mordre par le chien du voisin alors qu’elle tentait d’entrer dans le faux appartement (par erreur). Le soir, premier apéro extrême dans les chambres pour beaucoup. On s’habitue vite à notre nouveau mode de vie.
** pour le 4ème incident, cf. annexe de Laetitia en dernière page.
Mardi 16 octobre :
Karting à San Augustin pour les extrêmes. A noter que les chauffeurs de taxi qui nous amènent à la piste sont des pilotes et qu’ on arrive parfois à se demander si on est bien dans un taxi. Alexandre, le plus chétif des pilotes, est sorti de son kart avec le dos en sang et la peau (« Pô ») très irritée. Comme on a tous adoré, on se promet de rééditer l’expérience prochainement.
** pour les autres, voir point 2 de l’annexe de Laetitia
Le soir, toute la jeunesse est réunie à l’occasion d’une soirée organisée par Petra, une grande blonde qui fera par la suite pas mal parler d’elle. On est tout d’abord mené au pub Harley pour un rassemblement général, puis on entre dans des immenses cars qui paraissaient très confortables. Mais voilà, c’était sans compter sur les pilotes sans scrupules qui étaient au volant et qui allaient pousser les cars dans leurs ultimes limites. Des excès de vitesse extrêmes dans la ville, et surtout, des prises de virages totalement inadaptées nous ont fait croire que nous n’arriverions jamais dans le ranch dont on nous avait parlé. Ce ne sont pas les quelques membres qui sont allés en voiture qui me contrediront. A part cela, la soirée fut intéressante avec des jeunes gens de bon nombre de pays et cela ne manqua pas d’ambiance. Pascal fut notamment la star de la soirée en remportant facilement un concours de rots, ce qui lui valut d’avoir une superbe hollandaise sur ses genoux pendant quelques minutes. Laetitia participa également mais ne remporta pas sa manche. Pour terminer, Mélanie s’imposa dans un concours vestimentaire grâce à l’aide de nombreux garçons qui lui donnèrent leurs habits…
Mercredi 17 octobre :
Journée tranquille pour tout le monde, plage, piscine, les vacances et le plaisir de « larver » (faire les larves).
Le soir, fondue qui restera dans les anales de la course sur le balcon de la chambre 36 (photos disponibles sur le site internet) et par une chaleur qui paraissait un peu limite (une chaleur extrême). Grâce à Charles qui avait emmené un caquelon acheté en Suisse tout spécialement pour l’occasion, Alexandre qui avait apporté le fromage de Grandcour, Philippe et Patrick qui ont apporté quelques bouteilles de blanc et Pascal qui a brassé le tout, ce fut une franche réussite !
Pour les autres, Relax bar évidemment !
Jeudi 18 octobre :
Nouvel événement organisé par la célèbre Petra : le safari. Alexandre, qui se voyait déjà au volant d’une Jeep à faire du cross, se retrouve bien malgré lui réduit au simple grade de passager. On a pu voir de superbes paysages à l’intérieur de l’île et le grand tour a plu à tous les participants. Pour la petite histoire, Jean-Pascal (« le P » ou « Jean-P. » pour les intimes) a donné une leçon de conduite à notre chauffeur suisse-allemand qui était absolument incapable de changer une vitesse.
Un autre groupe est quant à lui allé à un parc aquatique
nommé Aqua Sur. Tout le monde fut ravi par les magnifiques toboggans. Surtout
Véronique qui, sur ordre de Cyril, s’est lancée dans le plus terrible et le
plus violent toboggan de tout le parc en guise d’initiation. Philippe et
De retour à l’hôtel, on apprend que les femmes de ménage nous ont « vendu » à Pitbull (le gardien de l’immeuble) et que les draps salis par les tatouages coûteront PTAS (pèzètâsses) 1200 , voir même PTAS 1800 pour ceux qui ont endommagés les oreillers (par exemple Cyril).
A relever que ce soir là, notre gardien Pitbull était accompagné par son grand frère le securitas Doberman pour tourner toute la nuit autour des appartements.
La journée : plage, piscine, activités diverses : re-larvée en fait. Personnellement, j’ai eu la chance d’aller manger au Polaris à midi avec Charles, qui a pris comme plat principal une famille de requins.
Le soir : belle nocée au Roger’s Bar avec belle ambiance. Dommage que les serveurs soient un peu des tarlouses.
Samedi 20 octobre :
L’après-midi Karting à Maspalomas (en face de l’Aqua Sur) où on s’est bien éclaté et où Pascal trichait en coupant par les bans d’herbe entre les virages. Mise à part ça, Piscine et plage, notre lot désormais quotidien avec en prime, top less pour certaines dans la mer (je ne donne pas les noms à cause des normes de censuration).
C’est déjà le dernier soir dans les chaudes nuits canariennes pour les 10 personnes qui ne font qu’une semaine de course. A noter qu’un groupe qui était allé manger au Yumbo (lieu de rencontre des homosexuels) c’est fait repérer et fortement mater par toutes les tarlouses du quartier !
Dimanche 21 octobre :
Dernier jour parmi nous pour les 10 qui quittent l’île. Après les derniers adieux (snif’), surprise durant le trajet en car jusqu’à l’aéroport : le vol est retardé pour cause de problèmes techniques. L’avion est resté bloqué à Zürich. Voilà qui n’est guère rassurant !
Etant donné qu’il est prévu 5 heures d’attente, tous sont emmenés dans un hôtel de 5 étoiles autochtones avec un superbe panorama sur une partie de la côte que nous n’avions par encore visitée. Sur la plage, des immenses vagues qu’il aura fallut se contenter de regarder vu que les valises et les habits de baignade avaient déjà passé le check-in-desk. Après avoir bu un (=des) verre(s) pendant le coucher du soleil et bien mangé à l’hôtel, ce fut cartées sur cartées.
A l’aide de 5 autobus, tous les passagers de l’avion se sont ensuite rendus à l’aéroport et le vol s’est déroulé sans histoire. Arrivée à Grandcour à 9h30 du matin au lieu de 24h comme prévu !!!
Pour les membres restés à Playa del Ingles, immenses vagues (de moines shao ling). En fin de journée, Pascal passe contre son gré tout habillé dans la piscine. Par la suite 5 autres personnes passent également dans l’eau et même parfois avec leur short de sortie !
Le soir, nocée très extrême au Relax pour Christophe, Pascal et Céline (les plus beaux…).
Lundi 22 octobre :
Nous avons décidé de louer deux voitures pour visiter un peu l’île. Alexandre voulait évidemment louer une Peugeot cabriolet, et on s’est retrouver à bord de mini-bus Volkswagen et Toyota. On en a même fait une photo souvenir pour Charles, vu qu’il était rentré après une semaine (et qu’il aime bien les Toyota).
Ce fut un joli tour, un peu à l’improviste il est vrai. Nous avons longé la côte quelques kilomètres, avant de nous enfoncer petit à petit à l’intérieur de l’île. A l’heure du repas, nous nous sommes arrêtés vers un lac artificiel sans eau qui était à sec (un pléonasme pour la route). Nous avons également eu la chance de pic-niquer sur des tables vikings et des menhirs. A noter que notre pilote a calé 3 ou 4 fois (de suite) sur un chemin très pentu et très caillouteux en bordure de ravin. En fin d’après-midi, on s’est encore arrêté voir des éoliennes et on est allé faire du shopping !
Pascal a dormi tout le jour pour récupérer du soir d’avant parce qu’il avait trop fait l’extrême.
Le soir, il a été décidé l’aller manger tous ensemble avec les deux mini-bus. Malheureusement, les deux équipes ont bien vite perdu le contact après quelques tours de ronds points. Il y a donc un groupe qui est parti vers un phare comme prévu initialement, et un autre qui est allé à Argueguin. Là bas, il y avait en outre une langouste géante en exposition qui coûtait 330.- francs.
Mardi 23 octobre :
Pour la troisième et dernière fois, nous sommes allés au karting de Maspalomas. Pour l’occasion, Valérie et Véronique nous ont accompagné afin de s’essayer aux joies du karting. Nous avons également emmené Céline C. avec nous en temps que photographe (en effet, les grands pilotes souffrent actuellement d’une pénurie de paparazzis en Grande Canarie).
A la plage l’après-midi, nous avons eu droit aux plus grandes vagues shao lings de toute la course. Christophe est allé tout seul jusqu’aux dunes, vu que personne ne voulait l’accompagner. Quant à Pascal, il est passé pour la 2ème fois habillé dans la piscine.
Point négatif de la journée à ne pas négliger : nous avons mal mangé pour la 1ère fois au Toro Grill. Heureusement, Pascal a fait un émincé de poulet en chambre 36 pour le souper qui fut succulent.
Mercredi 24 octobre :
C’est la journée Palmitos Park pour une équipe avec la visite du Palmitos Park et plus tard le souper Palmitos Park (un cocktail de crevettes préparé par Yannick).
Pour les autres, le programme s’est résumé en cartées et « jeux piscine ». Nous voulions louer des scooters, mais l’idée doit être repoussée au lendemain.
Le soir, souper thaïlandais au Yumbo, malgré les risques encourus. Lors de la rentrée nocturne, Marisa et Livia ont passé par la piscine.
Jeudi 25 octobre :
Nous avons eu un jour sans le moindre nuage et il devait faire au moins 52 degré à l’ombre !
Cette fois, nous avons pu louer les scooters et nous nous sommes embarqués dans un virée sur la côte avec comme chef de file, Cyril qui avait évidemment pris une moto de trial 125 pour ne pas faire comme les autres ! C’est par ailleurs vrai que les scooters était parfois un peu limites dans les virages, mais heureusement personne n’a chuté de toute la journée.
Nous avons fait une première halte à Argueguin, histoire de visiter un surf shop. Nous sommes ensuite allés faire un tour en pédalo à Puerto Rico. Nous avons même joué les commandants Cousteau avec des photos sous-marines d’Alexandre et de Patrick, vu que l’eau était magnifiquement claire. Pour le dîner, on s’est arrêté dans un petit port espagnol nommé Puerto de Mogan. Ce fut un repas de haute qualité. Philippe, qui a mangé du thon, a trouvé tellement bon qu’il s’est promis de ne plus traiter les filles peu attirantes par de tels noms de poissons (j’ai pris note). Après le dîner, on est allé faire la siesta sur une plage artificielle que l’on avait repérée en venant, et dont le sable aurait été paraît-il importé d’Argentine. En tout cas, l’eau bleu azur était suffisamment salée pour que l’on puisse flotter sans nager.
Quant à ceux qui ne sont pas venus en scooter, ils ont passé leur journée à la plage et aux appartements.
Le soir, encore un souper préparer par Pascal en chambre 36 avec au menu : cocktail de crevettes.
Ensuite, ce fut une soirée extrême au Relax bar (pour changer) avec la musique officielle shao ling (7e chanson du cd Carlifornication des « Red Hot », à écouter si ce n’a pas encore été fait).
Vendredi 26 octobre :
Journée larve par excellence : dès le matin, un groupe voulait se rendre à l’Aqua sur, mais personne ne se lève…
Le dîner s’est passé au Polaris, restaurant dans lequel Charles avait mangé sa famille de requins. Malheureusement, nous sommes cette fois « mal tombé » et repas fut « timonde ».
L’après-midi, nous avons alterné les joies du soleil et de l’eau, tout ce qu’il y de plus sain.
Nous avons passé cette antépénultième soirée au Relax Bar. La routine. Pascal et « le Cri » sont passés dans la piscine en fin de soirée.
Samedi 27 octobre :
Un couple de touristes qui rentraient chez eux, avaient offert des matelas pneumatiques ainsi que quelques accessoires de baignade à Valérie et Philippe pour s’en débarrasser (également parce que Phil et Val sont fort sympathiques). Comme Valérie e Philippe sont généreux, ils nous ont prêté ces matelas durant l’après-midi. Alors que nous nous étions presque accommodés des regards de la présence suspicieuse de notre copain Pittbull, nous avons les pris les matelas pour nous baigner dans la piscine, ce qui semble assez raisonnable. C’est alors que nous nous sommes fait insulter par un pensionnaire des appartements à notre plus grande surprise. Il nous a traité de vandales ! Je n’ai toujours pas compris notre infraction.
Pour le souper (moment le plus important d’une journée canarienne), Yannick nous a réservé des places dans un resto à la Cità et ce fut l’occasion de réunir tout le groupe.
Le dernier soir se déroula au Relax (par principe). Ça commençait a sentir un peu la fin, ce qui n’empêcha pas la tequila sunrise de couler à flot…
Dimanche 28 octobre :
En anglais « Sunday »
et en allemand « Sonntag », le dimanche est appelé jour du soleil.
Personnellement, je l’appellerais plutôt « geule-de-bois-tag » ou
« geule-de-bois-day ». En général, on pense déjà au retour et au boulot
du lundi tout en soufrant de s’être trop repu le samedi soir. Ce fut d’autant
plus le cas le dimanche
28 octobre 2001, jour de notre retour des Canaries.
Le retour se déroula comme prévu, sans problème technique et sans retard. Une fois le check-in-desk passé et l’atterrissage à Zürich réussi, plus rien ne semblait pouvoir nous arriver. C’était sans compter sur notre surnombre dans un mini-bus trop petit et dont les suspensions tombaient ruines (et sur notre conductrice suisse-allemande). Le trajet Zürich-Grandcour nous aurait presque retourné l’estomac…
Arrivée finalement sur la place de Grandcour à minuit. Ensuite comme le veut la formule : chacun s’en retourna dans ses pénates la tête remplie de merveilleux souvenirs.*
* (Astérix)
Par merveilleux souvenirs , je pense également à « Cri » répondant « she don’t like roses » à une « bol-de-riz » qui voulait lui vendre des roses.
Pas loin de là (certainement au
Relax Bar), « Paco » faisant la manche, ne savait plus où se
mettre quand un passant lui a donné de la monnaie sincèrement.
« Pas-que-beau » lui a finalement rendu l’argent.
Ce même « Pac-poulet » éloignait les « infomen » agonisant avec « Schuschu » en répétant « passe ton chemin ont est ivre-mort » un dizaine de fois de suite. C’était plutôt dissuadant.
Pour en terminer avec ces « moînes shao lings », je ne pouvais m’empêcher de vous donner un petite définition :
EXTRÊME adj. (du latin extremus). 1. Qui est tout à fait au bout, au terme ; ultime. C’est la date extrême. 2. Qui est au degré le plus intense. Froid, chaleur extrême – Sports extrêmes : activités sportives où le danger est associé à un effort physique intense, à la limite des capacités humaines. (l’expression nous vient du « Sik », qui avait des skis extrêmes en course à Veysonnaz, janvier 2001). 3. Sans mesures, excessif. Moyens, remèdes extrèmes. … … je vous épargne la fin qui se rapporte au proportion et à des formules mathématiques compliquées !
FIN.
Le secrétaire
Ci-dessous, quelques anecdotes racontées par Laetitia. Les infos sont à prendre comme elles viennent. Et en plus ça rime !
Auteur cette annexe : Laetitia Combremont